Dans de nombreuses collectivités, le plan de formation existe sur le papier mais peine à se traduire en départs effectifs. Les causes se ressemblent : sous-effectif rendant l’absence difficile à absorber, information insuffisante sur l’offre disponible, arbitrages opaques entre demandeurs, priorité donnée aux formations obligatoires au détriment du développement des compétences.
Les conséquences se mesurent des années plus tard. Un agent qui n’a pas été formé se présente moins bien aux concours et examens professionnels, accède moins facilement à la promotion interne, dispose de moins d’options en cas de mobilité, et se retrouve démuni si son état de santé impose un reclassement.
Cette dernière situation est la plus douloureuse. Un agent déclaré inapte après vingt ans dans un métier physique doit se reconvertir. S’il n’a jamais été formé à autre chose, la collectivité découvre tardivement qu’elle n’a rien à lui proposer. Le reclassement, faute d’anticipation, devient un échec pour tout le monde.
L’accès à la formation doit enfin être garanti aux contractuels. Les en écarter revient à organiser leur maintien durable dans la précarité, puis à leur reprocher de ne pas avoir les qualifications requises.
Ce que nous demandons
- Un plan de formation construit avec les représentants du personnel et présenté en instance.
- Des critères d’arbitrage transparents entre les demandes de formation.
- L’accès effectif des agents contractuels à l’ensemble du plan de formation.
- Une anticipation des reconversions et reclassements pour les métiers à forte usure professionnelle.
- Une information régulière et accessible sur l’offre de formation disponible.
Former ses agents n’est pas une dépense. C’est la seule manière de leur laisser un avenir.