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Revendications

Épuisement professionnel et risques psychosociaux : cesser de regarder ailleurs

Publié le 27/08/2026 • Par Administrateur

La hausse des arrêts de travail, des inaptitudes et du mal-être exprimé n’est pas un phénomène diffus. C’est un signal, et il est lisible.

Les indicateurs disponibles dans les collectivités racontent tous la même histoire : absentéisme en progression, inaptitudes plus nombreuses, arrêts plus longs, difficultés de remplacement. Ces chiffres ne relèvent pas de la fatalité. Ils sont la conséquence de causes identifiables : sous-effectif chronique, réorganisations mal accompagnées, surcharge durable, encadrement insuffisamment formé, vieillissement des équipes sans adaptation des postes.

Certaines missions exposent en outre à une charge émotionnelle lourde. Les agents de l’action sociale, de la petite enfance, de l’accompagnement des personnes vulnérables sont confrontés à des situations difficiles qui laissent des traces. Sans formation adaptée, sans espace de parole, sans possibilité de débriefing, cette charge s’accumule silencieusement jusqu’à l’arrêt.

Le document unique d’évaluation des risques professionnels est l’outil légal de prévention. Il n’est pas un exercice administratif. Là où il est absent, incomplet ou jamais actualisé, la collectivité se prive du seul instrument qui permette d’anticiper plutôt que de subir — et s’expose, au passage, à sa propre responsabilité.

Nous portons également l’idée d’espaces de traitement des situations avant qu’elles ne dégénèrent : cellules d’écoute, dispositifs de médiation interne, accompagnement psychologique accessible. Traiter tôt coûte infiniment moins cher, humainement et budgétairement, que gérer un arrêt long ou un conflit ouvert.

Ce que nous demandons

La santé au travail n’est pas une politique optionnelle. C’est une obligation de l’employeur — et une condition du service public.

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